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LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

Bords de Seine, balade à La Frette, avec le groupe ESSIVAM

Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem
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Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem

Montigny-La Frette : départ de l'espace Nelson Mandela à 9 h 00 - Retour à 11 h 30 après une collation chez Eznem

Marcher et découvrir sa ville

LUNDI 12 JUIN 2014

Ballade en bord de Seine, La Frette, avec le groupe ESSIVAM Montigny – groupe de 10 à 15 personnnes

RDV 8 h 30 à l’Espace Mandela

–départ à 9 h, marche à pieds pour rejoindre la Frette-sur-Seine

–ballade en bord de Seine

–repas tiré des sacs

et retour à pieds pour 14 h 00 maximum.

Objectifs :

  • sortir de Montigny pour une marche sportive et/ou ballade en bord de Seine,

  • rencontrer le fleuve

  • regard vers l’autre rive  : la station d’épuration d’Achères

Réalisation

Ce matin, rendez-vous à 9 h00. Le temps de se regrouper nous sommes déjà parties. D'un bon pas nous descendons vers La Frette.

Malgré les objectifs de départ et parce que l'une d'entre-nous devait chercher à 11 h 30 son enfant à l'école,  nous n'aurons pas le temps ce matin de nous arrêter très longtemps en bord de Seine. L'objectif principal est cependant atteint : huit femmes, déterminée à partager un moment sportif et culturel : marcher et rencontrer le fleuve..

La Frette
www.ville-la-frette95.fr/

Le vieux village a été construit au bord du fleuve, au débouché sur la Seine de deux vallées naturelles descendant du plateau. Ce sont sont aujourd'hui les rues Pasteur et Jean Lefebvre (ancienne rue de la Vallée).
L'origine du nom "la Frette" serait directement liée à une activité de fret, d'échange commercial et de transport, celui des marchandises sur le fleuve, chargées au port de La Frette.là que l'on affrétait les produits agricoles et le plâtre en direction de Paris en amont ou de l'aval en direction de Rouen.Il y avait déjà, comme à Montigny-l'es-Cormeilles, une axtivité sociale et commerciale importante : comme le long de la Chaussée Jules César à quelques kilomêtres, le long de la Seine un important trafic avait lieu.

Histoire récente

En un siècle, la population est passée de 420 habitants en 1899 à 4390 en 1999. Une croissance aussi importante a imposé des transformations profondes du cadre et de l'administration de La Frette. De nombreuses installations nouvelles ont été créées pour répondre aux besoins de la population :

-  trois écoles ont été construites : au dessus de la mairie en 1908, sur le plateau en 1937 (Aristide Briand) et en 1966 (Calmette).

-  La mairie, construite en 1877, a été agrandie en 1937 puis en 1997

-  L'aménagement du plateau, essentiellement agricole jusqu'aux années 60, s'est accompagné de la création de nombreuses voies de circulation.

et en 1975 une base de loisirs est créée en bords de Seine.

Les artistes

Au XIXème siècle, le mouvement impressionniste amena de nombreux peintres sur les rives de la Seine. Une vingtaine de peintres d'une certaine notoriété ont laissé derrière eux une ou plusieurs œuvres représentant La Frette. Parmi eux Paul Cézanne, Daubigny, Marquet, Pissarro ou M. de Vlaminck. Les bords de Seine, avec la proximité de Paris offerte par le train, les lumières du fleuve ainsi que la douceur du vilage leur offrent l'opportunité d'y poser leur chevalet.

Les lilas

A partir de 1900, avec la vigne et les asperges, les lilas constituent une ressource de revenu pour beaucoup de frettois. Dès que la floraison commence, tous les travaux sont suspendus et des bouquets sont faits dans la journée qui sont, le soir, portés aux Halles de Paris. Une bonne année peut rapporter une vingtaine de mille francs (de l'époque !) aux ramasseurs.

Le port

L'activité du port fluvial est relatée depuis l'époque gallo-romaine. Un chemin conduit de l'oppidum de Taverny au port de la Frette. De ce port, on expédie plâtres et vins provenant des villages voisins. Au 14e siècle, on demanda au port et au champ à "plastre" de contribuer pour 40 livres à la rançon du Roi Jean Le Bon.

  • Trois lieux d'embarquement sur les rives frettoises :

-  l'un à l'emplacement actuel du square encore appelé de nos jours "Port aux Plâtres"
-  l'autre à l'endroit de la Base des Sports Nautiques, qui a fonctionné jusqu'en 1920,
-  le troisième, plus près de l'église, qui était probablement réservé aux expéditions de vin.

Les habitants du village qui n'étaient pas vignerons, vivaient des travaux du port, de la pêche, ou bien étaient employés d'octroi. En effet, toutes les embarcations passant devant l'Ile Epineuse (aujourd'hui disparue) devaient s'acquitter d'un droit de passage. Enfin, un chemin de halage entretenu par la commune qui offrait le passage régulier aux couples de chevaux qui tiraient les péniches. Dès le moyen âge des liens forts s'étaient déjà tissés entre le fleuve et ses habitants puisque la petite église, édifiée entre le XIIème et le XIIIème siècle, avait été consacrée à Saint-Nicolas, patron des enfants, des écoliers et des marins, assurant ainsi leur protection.

Evolution, habitat et économie locale

L'arrivée du chemin de fer à La Frette en 1894 va transformer entièrement le village. Une population nouvelle, qui travaille la grande agglomération parisienne, va construire sur les coteaux et le plateau. Les vignes sont abandonnées. Les terres inutilisées sont vendues à des promoteurs. Les enfants de vignerons vont travailler à Paris. On construit une nouvelle voie (l'actuelle rue de la Gare) et bientôt, le fête des vendanges va tomber dans l'oubli…

La vigne

Les Parisii qui habitaient cette partie du Bassin Parisien étaient de grands amateurs de vin. Dès le 4e siècle après Jésus-Christ, on a planté des vignes dans toute la région qui devient le centre d'un immense vignoble allant d'Argenteuil à Pontoise. C'est, pendant des siècles, la principale ressource du pays et la plupart des métiers exercés dans la commune en dépendait.

Environnement – architecture « éclectique » du début du XX° siècle

Dès 1900, des Parisiens aisés, attirés par la qualité de vie en bord de Seine se font construire des maisons de villégiature, résidences secondaires... L'architecture de ces maisons est souvent d'une fantaisie débridée. Ces maisons dites « bourgeoises » sont construites en pierres meulières, appareillage de briques et colombages. Elles sont souvent entourées de jardins composites, créés par les « rocailleurs », avec de fausses grottes et des rampes en faux bois :
-  4 quai de Seine : une maison typiquement éclectique aux clochetons, jardins en terrasse, rampe d'escalier en fer forgé, récupération de l'Exposition Universelle de 1900, décor très diversifié de la façade,
-  8 quai de Seine : autre maison éclectique, construite pour l'ancien maire de La Frette et l'un des inventeurs de l'hydravion : Louis Schreck, rappelle les maisons signées par Viollet-le-Duc,
-  9 quai de Seine : un portail en briques Art Déco,
-  32 quai de Seine : un jardin de « rocailleurs,
-  le quai, à proximité de l'église, est bordé par une série de maisons de ville avec des ornements en façade : frises, statuettes, encadrements de baie, mosaïques sur linteaux, chaînage d'angle.

DONNEES GEOGRAPHIQUES

-  Superficie de la commune : 202 ha dont 17 ha sur la rive gauche (propriété de la Ville de Paris),
-  Longueur totale des voies communales : 17 km
-  Point le plus haut (Tartre Mulet) : 85 m
-  Distance de la Porte Maillot (par la D. 392) : 15 km

  • Niveau de la Seine (N.G.F.) : 23 m
  • Paris est à 63 km par le fleuve, avec 2 écluses à franchir,

  • La Frette est à 283 km de l'estuaire de la Seine et il faut passer par 4 écluses.

à 17 km à vol d'oiseau de Notre-Dame ou à 63 km par la Seine

Station d’Achères

Tout à l’égoût :  Une loi impose en 1894 l’assainissement des eaux usées parisiennes : les eaux domestiques et pluviales sont réunies dans un collecteur commun. Des essais d’épandage sont entrepris sur les zones agricoles de Clichy et Gennevilliers. Puis la ville de Paris achète des hectares de terrains sur les plaines d’Achères, de Pierrelaye et de Méry-sur-Oise. La surface d’épandage est de 5000 ha ! L’alimentation de ces surfaces nécessite la construction d’un acqueduc et d’usines de relèvement.

Le développement de la banlieue parisienne conduit les communes à opter elles aussi pour le tout à l’égout dont le réseau augmente dans les années 1960-70. L’organisation centralisée de la collecte des eaux usées devient une nécessité et le schéma mis en place déjà au début du XXème siiècle va aider à la prise de décision pour la construction d’une station d’épuration biologique sur le site d’Achères, programme déclaré d’utilité publique en 1935.

Une première tranche de travaux s’achève en 1940. En  1954, un premier émissaire est mis en service et jusqu’en 1978, trois autres le seront . Toutes les eaux usées et de ruissellement de l’Ouest de la Région Parienne sont collectées : Sèvres-Achères, Saint-Denis-Achères, Clichy-Achères branche d’Argenteui, puis branche de Bezons pour une capacité de 600.000m3/j. Deux autres stations d’épuration, l’une à Valoton et l’autre à Noisy-le Grand sont encore construites en amont. En 1970, le SIAPP, syndicat interdépartemental pour l’assainissemnt de l’agglomération parisienne est créé, 287 communes y adhèrent. En 1992 la station Achères traitait 2.100.000 m3/j. En 2000, un schéma de modernisation est approuvé pour un débit maximum de 2780000m3/j, modernisation prévue en 2 étapes : 2005 et 2015.

(voir en particulier l'animation consacrée à l'histoire de la collecte et du traitement des eaux usées)

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