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Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

Préparer votre visite à Montmorency

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Quelques lignes ici pour remettre la ville dans son cadre...

D’après la publication de l' Association Valmorency (pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency).

wikimedia.org/Montmorency vu du lac d'Enghien

Sur le côteau sud des buttes de Montmorency, la ville contrôle depuis l’Antiquité les grands axes routiers qui relient Paris à Rouen, Beauvais ou Amiens. Au Moyen Âge, son château est tenu par la famille de Montmorency dont la puissance concurrence celle de l’abbaye bénédictine de Saint-Denis (nous avions appris déjà Sur les traces de l'ancien village de Montigny-lès-Cormeilles que Montigny et Cormeilles dépendaient de l'Abbaye de Saint-Denis).

Extrait de la "Carte des chasses du Roi" (vers 1760)

Au XVIème siècle, en 1551, la seigneurie est érigée en duché-pairie pour le connétable Anne de Montmorency (1492-1567) et, après l’exécution d’Henri II de Montmorency (1595-1632), le duché passe à la maison de Condé (dont aussi dépend le domaine de Boissy à Taverny). Attribué au fils aîné du prince de Condé, il est rebaptisé duché d’Enghien en 1689.

Le terroir de Montmorency autrefois

Le territoire de Montmorency (537 ha) s’étage entre 60 et 170 m d’altitude, sur les hauteurs de la vallée qui porte son nom.

Montmorency a aussi donné son nom à un important massif forestier qui, avec la Forêt de l’Isle-Adam, couvre une grande partie du territoire jusqu’à la vallée de l’Oise. En 1786, les bois occupent 27 % du territoire (contre 22 % aujourd’hui) ; le plateau des Champeaux qui domine la ville a été très largement cultivé. Au sud, de grandes surfaces (17 % de la surface totale) sont consacrées à la viticulture.

Comme elle le fait des buttes du Parisis Montigny-lès-Cormeilles, La Source, l’eau jaillit sur les coteaux de Montmorency en de nombreux points : à l’est, à l’Ermitage et au hameau de La Rue, les fontaines des Haras et du Savat donnent naissance au ru allant vers Groslay et Montmagny. Au sud, la fontaine Saint-Valéry alimente le ruisseau de la Fosse-aux-Moines qui, après avoir reçu celui de la Fontaine-aux-Basserons, traverse Soisy avant de se jeter dans ce qui deviendra le lac d’Enghien à la fin du XIXe siècle Histoire d'Enghien-les-Bains | Enghien-les-Bains. Au nord, les eaux des fontaines René et Saint-Paul vont se perdre vers Soisy-sous-Montmorency. Le sous-sol est riche en limon des plateaux (lœss), sable, en argile et en meulière, et les bancs de gypse, comme dans les communes environnantes Les Carrières d'Argenteuil, une histoire d'aujourd'hui, y sont largement exploités.

La Fontaine Saint-Valéry

C'est la plus ancienne de Montmorency (mentionnée dans un acte du XIe siècle qui fait part de l’installation des premiers seigneurs ; elle a été de tout temps propriété communale.

Cette fontaine destinée à l'écoulement des eaux qui, d'aqueducs en bassins et de cascades en jets d'eaux, s'écoulent au XVIIIe siècle des sources Saint-Valéry dans le haut de la propriété, orne le mur sud-ouest de l'ancien grand parc de Crozat Les points d'eau - Association Valmorency. Au XIXe siècle, les bassins disparaissent, mais la fontaine alimente toujours cette partie du parc en forme de triangle où sont installées les serres du potager Orangerie, Montmorency - Topic-Topos .

La mare des Champeaux

Parcs et jardins - Ville de Montmorency

S’élevant à 170 m au-dessus du niveau de la mer, le plateau des Champeaux, ou petits champs, offre un superbe point de vue célébré par Jean-Jacques Rousseau. La mare naturelle, formée à son extrémité sud grâce au sous-sol argileux, constitue, tout au long du XIXe siècle, le point de rendez-vous des promeneurs à ânes et des pique-niqueurs. Sa superficie se réduit considérablement dès 1874, la construction du fort voisin ayant crevé la couche imperméable. La mare de Champeaux se situe à l’angle du boulevard Maurice Berteaux et de l’avenue du Repos-de-Diane.

La fontaine René

http://fr.topic-topos.com/fontaine-rene-montmorency

Jusqu'en 1856, date d'installation de la première machine hydraulique qui puise l'eau de la Seine à hauteur d'Épinay, les habitants de Montmorency se ravitaillent en eau potable grâce à une dizaine de sources et quelques puits. La mauvaise qualité de ces eaux « Jean-Jacques Rousseau leur attribue la cause de ses constants maux d'estomac » est due à leur infiltration dans les couches calcaires du sous-sol. Les Montmorencéens sont néanmoins attachés à leurs fontaines. Celle-ci produit au XIXe siècle l'eau la moins polluée de la ville et connaît un grand succès auquel se rattache un dicton : « Quand on a bu de l'eau de la fontaine René, on revient toujours à Montmorency. »

La Châtaigneraie (avenue Georges Clémenceau)

Jadis, une forêt de châtaigniers couvrait la totalité du coteau des Champeaux. Après avoir été le lieu de promenade favori de Jean-Jacques Rousseau lors de son séjour entre 1754 et 1762 (Chronologie de Jean-Jacques Rousseau à Montmorency ...) , c'est au XIXème siècle, avec deux restaurants, une piste de danse et un stand de tir, le rendez-vous du dimanche. Le classement de la Châtaigneraie en 1943, redonne au lieu (route de Saint-Brice) sa tranquillité.

Un ancien territoire

Il est vraisemblable que, comme Montigny sur l'axe Paris-Dieppe (Montigny-lès-Cormeilles à Basilique de Saint-Denis par RD 14) ou Cormeilles en bords de Seine puis sur les buttes du Parisis Argenteuil Val d'Argent Nord et plaine d'Argenteuil, l’installation d’un village, sur la route menant à St Denis puis vers Paris (Lutèce), ait eu lieu à l’ère gallo-romaine.

De nombreuses pièces gallo-romaines ont été découvertes à Montmorency, mais la seule mention précise se rapporte à une monnaie de l’empereur Domitien (81-96), trouvée vers 1900 dans un jardin de la rue des Moulins, au quartier de Jaigny...Il est possible que le territoire des deux domaines gallo-romains du vicus miraculorum de Deuil-Groslay et du Magniacus de Montmagny, se soit prolongé jusqu’à la Seine au-delà des forêts d’Ormesson, jusqu’aux friches d’Épinay, sur lesquelles les Mérovingiens élevèrent le palais où mourut Dagobert.

Du haut Moyen Âge au Moyen Âge

Montmorency - Mons Maurentiacus, Mons Morentius - apparaît dans les textes en 996 quand Robert II le Pieux (996-1031) cède le castrum à Bouchard le Barbu († 1020) pour le dédommager de la perte de sa forteresse du Chastellier dans l’îsle de Saint-Denis.

Le lieu-dit Château-Gaillard correspond peut-être à cette première fortification. Le château féodal, construit en pierre au XIIe siècle, s’élève plus au sud, sur un éperon dominant le vallon de la fontaine Saint-Valéry.

Château Gaillard - Office de tourisme

La ville est plusieurs fois ravagée durant la guerre de Cent-Ans (1337-1453), en particulier en 1358, au moment de la Jacquerie (le terme Jacquerie désigne la Grande Jacquerie de 1358, et, par extension, de nombreuses révoltes paysannes dans l'Occident médiéval et dans l'Europe d'Ancien Régime. Il est utilisé en histoire pour désigner des révoltes paysannes de la période révolutionnaire.)

Le château est détruit par les Anglais. Il n’en restera que la tour Trompette, haute de cinq étages, où seront conservées les archives du duché. Le lycée Turgot, construit dans les années 1950, occupera l’emplacement de la motte féodale d’origine et des jardins aménagés dans la basse-cour du château au XVIIIe siècle.

Deux fossés, un mur de bâtiment et un four sont datés de la période comprise entre la fin du Moyen Âge et le début de l’époque moderne. Ils sont à mettre en relation avec l’ancien château seigneurial. Ruiné au milieu du XIVe siècle, il fut partiellement reconstruit au XVIe siècle. Au XVIIIe siècle, des jardins et un parc s’étendaient à son emplacement. www.valdoise.fr › ...

Chantiers d'archéologie préventive

La Collégiale Saint Martin

http://www.ville-montmorency.fr/patrimoine.html

La première collégiale Saint-Martin, construite vers 1120 par Mathieu Ier, est la chapelle du château. L’église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, s’adosse aux murs de la ville, près de la porte de Groslay (rue Notre-Dame, face à la rue Le Laboureur). Au XIIIe siècle, la chapelle Saint-Jacques dessert le quartier nord de la ville. Son cimetière était situé place des Cerisiers. La famille de Montmorency dote l’hôtel-Dieu, fondé en 1207. En 1269, Thibaut lui fait un legs de cent sols. À la même époque, les Templiers possèdent une maison à Montmorency, entre les rues du Temple et du Docteur-Millet. Leur manoir de Clairvaux, rue de Clairvaux, comporte grange, jardin et colombier. Après la suppression de l’ordre, les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem rattachent ces biens au Temple de Paris qui deviendra plus tard le Grand Prieuré de France.

En 1411, la ville est protégée de hauts murs, dans lesquels s’ouvrent les portes Notre-Dame, de la Geôle, de la Fontaine et de Bague, dite Saint-Jacques, ainsi qu’une poterne appelée porte Jonvel ou de Beauvais.

Les moines Oratoriens qui assurent la desserte de la paroisse sont établis à Montmorency depuis 1617 ; ils n'y installent définitivement leur couvent qu’à partir de 1696. Achevé en 1718, il est situé entre la collégiale Saint-Martin et les rues du Temple, Bridault et de l’Église, où se trouve l’entrée principale. Il est d’une taille considérable, avec soixante-quinze mètres de façade et quatre étages. Un pont permet aux religieux de rejoindre directement la collégiale Saint-Martin. De l’ensemble, détruit au XIXe siècle, ne subsiste aujourd’hui que le réfectoire, transformé en maison.

L’église paroissiale primitive Notre-Dame de Montmorency (à l’angle des rues au Pain et Notre-Dame) avait sans doute été édifiée hors les murs du bourg au XIIe siècle, elle est englobée dans le système de défense reconstruit en 1411. Une porte d’entrée de la ville y est adossée, c’est la porte Notre-Dame. Menaçant ruine en 1630, l’église est provisoirement abandonnée par ses paroissiens qui vont entendre la messe à la collégiale (désacralisée pendant la Révolution, l’église abritera la première maison communale, puis est vouée à divers usages et devient notamment grange et maison d’habitation) http://fr.topic-topos.com/ancienne-eglise-notre-dame-montmorency

L'audioguide de la collégiale Saint Martin de Montmorency

La collégiale

La constitution du duché-pairie entraîne la reconstruction de Montmorency et l’installation de nouveaux établissements religieux. La collégiale Saint-Martin (qui sera classée monument historique en 1840) est rebâtie dans un style gothique flamboyant, est dotée de vitraux remarquables. Elle devient la nécropole des ducs et l’église paroissiale après 1630.

Collégiale Saint-Martin de Montmorency - Montmorency -

Construite aux frais de la famille de Montmorency, de 1525 à 1563 (date visible sur la voûte de la troisième travée), en plusieurs campagnes, à l’emplacement d’une première collégiale du XIIe siècle qui lui a légué son plan, cette église sans transept, est dotée de trois nefs séparées par des arcades en plein cintre à pénétration et un chœur polygonal. Elle est couverte de voûtes au dessin très varié, avec liernes et tiercerons dessinant des étoiles, des losanges, des cercles, des carrés, etc. Le bas-côté gauche est orné de clés pendantes. Aux clés de voûte et au couronnement des piliers, se voient les armes des Montmorency et de leurs alliances, ainsi que leur fameuse devise « Aplanos » (qui signifie en grec « sans dévier »). La façade nord offre de beaux fenestrages flamboyants et une jolie porte gothique avec décor de grotesques et rinceaux.

C’est le charpentier Langogne, qui monte en 1521 la charpente encore en place.

À partir de 1875, l’église est fortement restaurée par Lucien Magne qui la pourvoit d’un clocher, d’une façade et d’une sacristie.

L’ornement le plus célèbre de l’église Saint-Martin est la série de vitraux qui garnissent quatorze fenêtres sur vingt-quatre, de la cinquième travée à l’abside.

Douze d’entre eux sont de 1524-1545, et deux de 1563 : ils représentent les différents membres de la famille de Montmorency et leurs saints patrons. Les verrières de la cinquième travée, représentant Anne de Montmorency et ses fils au nord, son épouse Madeleine de Savoie et ses filles au sud...

A noter : de nombreux nobles polonais trouvent refuge à Montmorency après 1830 ; la collégiale en conserve le souvenir avec un certain nombre de monuments commémoratifs situés dans la première travée de la nef.

Montmorency, les chateaux

L’antique château fort n’étant plus au goût des successeurs de Bouchard le Barbu, ceux-ci, dès le XVe siècle, choisirent d’habiter des châteaux plus confortables : Chantilly puis Ecouen. Ils ont ainsi abandonné la forteresse de leur origine qui tomba en ruine. Seules 2 tours se maintinrent en place jusqu’au XVIIIe siècle. Le centre ancien est cependant toujours dominé par l’ancienne motte féodale bien délimitée par les rues de l’Eglise, de la Charrette, la place au Pain, la rue Saint-Victor et la rue Saint-Martin. De la même façon disparurent les murailles élevées au XIe siècle puis au XVe siècle autour du bourg de l’époque. Il subsiste quelques vestiges de ces dernières dans la partie supérieure des jardins de l’Observance dominant l’ancienne Justice de Paix. Mais le principal témoignage de la présence des Montmorency en notre ville est évidemment la Collégiale Saint-Martin, édifiée de 1515 environ à 1563. Ce magnifique édifice de style gothique flamboyant fut, jusqu’à la révolution, la nécropole des barons et des ducs de Montmorency et de certains princes de la maison des Bourbon-Condé. D’abord chapelle ducale desservie par un collège de chanoines, elle devint église paroissiale en 1631. http://www.ville-montmorency.fr/patrimoine.html

En 1670, Charles Lebrun (1619-1690), premier peintre du roi Louis XIV, directeur de ses manufactures, fait construire le Petit-Château aux Closeaux. Trois ans plus tard, il acquiert le fief de Thionville et réunit les deux propriétés. Charles LeBrun Premier Peintre du Roi Louis XIV

Château de Montmorency 2, Pierre Crozat le Jeune financier, duc de Luxembourg, vers 1735. Architecte: Jean-Sylvain Cartaud. Démoli en 1817.

L'Orangerie

Entre 1702 et 1709, le financier Pierre Crozat (1661- 1740) édifie dans la seconde une magnifique demeure, dite le Grand-Château, puis il complète l’aménagement du parc par une grandiose orangerie de plan semi-annulaire sur les plans de Gilles-Marie Oppenord (1672-1742), inscrite au titre des monuments historiques en 1977 (23-27, rue du Temple)

Le Chateau du Duc de Dino

Le château, construit en 1881 par le banquier Isaac Léopold Sée sur les plans de l’architecte Cuvillier, a été acheté en 1887 par Charles Maurice Camille de Talleyrand-Périgord, petit-fils de Dorothée de Biron et quatrième duc de Dino, dont le nom est resté attaché au domaine,

Hôtel Le Laboureur

L'ancien hôtel Le Laboureur (place au Pain) a appartenu, aux XVIIe et XVIIIe siècles, à une lignée d’officiers des duchés de Montmorency et d’Enghien, les Le Laboureur. Le plus célèbre d’entre eux, Louis, a en charge l’administration du Baillage. Son domaine est érigé en terre noble et reçoit le titre de fief de Châteaumont. Le prince de Condé lui cède en 1675 la motte féodale, qu’il relie à son fief par un pont enjambant la rue Saint-Victor. Il abrite aujourd’hui le lycée professionnel Turgot.

Le Mont-Louis, la maison des Commères et le musée J.-J. Rousseau

Cette petite maison (5 rue Jean-Jacques Rousseau), ancienne dépendance du château, n’offre qu’une architecture villageoise. Tout son intérêt vient du célèbre séjour que Jean-Jacques Rousseau y effectue, d’avril 1756 à décembre 1757, durant lequel il termine La Nouvelle Héloïse et l’Émile et écrit le Contrat social et la Lettre à d’Alembert. Jean-Jacques Rousseau

La demeure primitive a gardé en partie ses dispositions, cuisine et chambre de Thérèse au rez-de-chaussée, chambre du philosophe, avec alcôve aménagée par lui au premier. Au fond du jardin, le « donjon » constitue le cabinet de travail de Rousseau, réaménagé pour lui par le maréchal de Luxembourg.Le petit Mont-Louis - Musée Jean-Jacques Rousseau

Château Rey de Foresta - Hôtel de Ville

À l’extrémité sud-est d’un domaine de 13 hectares, Nicolas Goix, riche bourgeois de Paris, fait édifier un bâtiment de plan carré, couronné par un étage en attique, en mai 1789 (selon G. Poisson, l’attique a été rajouté après 1870). Acquis successivement en 1825 par Antoine Versepuy, puis en 1831 par Joseph Moreno de Mora et enfin en 1859 par Émilien Rey de Foresta, le domaine, loti à partir de 1862, est à l’origine d’un nouveau quartier structuré par de larges avenues. Acheté en 1905 par la Ville, le château (Avenue Foch) accueille les services municipaux à partir de 1906.

L’édifice se présente comme un volume cubique, qui semble de style néo-classique, mais particulièrement chargé, sorte de Louis XVI exacerbé qui pourrait dater d’une époque plus proche. Ses quatre niveaux sont chargés d’un décor très abondant, fait d’éléments architectoniques, frontons, refends, pilastres, et de motifs sculptés de qualité d’ailleurs moyenne.

D’intéressants décors intérieurs du début du XIXe siècle ornent le hall d’entrée. Deux fresques superposées habillent le mur du premier palier, d’où s’élance un escalier à double révolution. La fresque inférieure, un bouquet de fleurs placé dans une fausse niche en plein cintre, est surmontée d’une pergola en trompe-l’œil qui ouvre sur un paysage italien.

L’Auditoire

Siège de la prévôté du duché d’Enghien, ce bâtiment néo-classique, surmonté d’un élégant clocheton, que soutient un imposant fronton, est édifié en 1786. Les geôles encore visibles (avec leurs graffitis intérieurs), des prévenus attendant leur jugement témoignent de l’ancienne affectation de cet auditoire transformé en mairie en 1809. En 1906, la Justice de paix y est affectée, comme l’indique la dénomination encore visible sur le fronton, puis la recette-perception, la bibliothèque et enfin, depuis 1996, le tribunal des prud’hommes.

 

Des promenades

L’auberge du Cheval Blanc et la place Roger-Levanneur

Cette ancienne Place du Marché, entourée de maisons pour la plupart du XIXe siècle, à l’exception de son côté sud, est toujours actuellement un lieu de rencontre animé, principalement lors des marchés du mercredi et du dimanche matin. À l’angle de la rue de Pontoise et de la Place, l’auberge du Cheval Blanc, est fondée en 1739. La Monarchie de juillet la rendra célèbre grâce, notamment, à son enseigne ornée de chevaux peints par Isabey et Gérard. Restaurée, cette dernière fait partie des collections du musée Jean-Jacques Rousseau.

Cette place, véritable cœur de ville, doit son nom à un jeune résistant, Roger Levanneur arrêté et torturé à mort par les Allemands en 1944.

Le fort de Montmorency

Fort de Montmorency - Les Fusiliers Commandos de l'Air

Comme le fort de Cormeilles, les trois forts du plateau des Champeaux - Montmorency, Domont et Montlignon - font partie de la troisième ligne de défense prévue autour de Paris au lendemain de 1871. Quel que soit l’angle d’approche, l’ennemi se trouve sous le feu d’au moins deux de ces forts. Leur construction, entre 1874 et 1880, est facilitée par la mise à disposition du chemin de fer industriel des Champeaux. Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, les forts doivent être modernisés pour parer aux progrès de l’artillerie. Leur rôle s’avère finalement secondaire, l’ennemi restant contenu à hauteur de Luzarches. Durant le second conflit mondial, ils sont surmontés de batteries antiaériennes et servent de dépôts de munitions. De nos jours, le fort de Montmorency, sans plus aucune valeur stratégique, est affecté à l’armée de l’Air.

Les activités principales du village

L’activité viticole est la principale ressource de Montmorency sous l’Ancien Régime. C’est en effet l’un des bourgs viticoles moyens de la Vallée, après Sannois, Eaubonne et Deuil (pour l’année 1788, la production de vin est de 300 732 litres, alors que Deuil, par exemple, gros bourg viticole, produit la même année un peu moins du double (49,56 %) de celle de Montmorency).

La culture de la cerise griotte

La cerise de Montmorency - Association Valmorency

La vallée de Montmorency est célèbre dès le XVIIe siècle pour ses productions de fruits, notamment pour ses fameuses cerises : la cerise de Montmorency est présentée comme excellente. La forte production fruitière est commercialisée à Montmorency comme elle l’est à Sannois, à Montigny et Cormeilles. À Pontoise, les religieuses de l’Hôtel-Dieu ont le droit de percevoir deux deniers parisis par bête de somme chargée de cerises entrant dans la cité, mais aussi pour chaque charrette chargée de fruits, oignons, choux et autres, quatre pièces de l’un ou de l’autre, et « sur chacune hottée de fruits, comme pommes, poires, abricots, prunes, cerises, noix et autre sorte, une poignée ».

Seul le « monstre » parisien, fort de ses 604 000 habitants en 1780, peut expliquer un tel développement des cultures fruitières.

« La présence d’une telle masse de population urbaine, dans une France restée encore essentiellement rurale, a eu de bonne heure des effets géographiques considérables, esquissant notamment une véritable région agricole, orientée vers Paris, pour l’alimentation de la ville, qui se découpe dans le monde rural traditionnel ».

Ainsi l’intendant de la généralité de Paris peut-il souligner, dans une ordonnance imposant l’échenillage des arbres dans les finages de son ressort, que les fruits sont « pour les habitans des paroisses situées aux environs de la capitale […] la principale et presque l’unique ressource, et pour la subsistance, et pour le payement de leurs impositions ».

L’importance de ces foyers producteurs s’explique aussi par la présence de foyers urbains secondaires à approvisionner. Pontoise se nourrit des cultures fruitières de Jouy-le-Moûtier et de celles des terroirs de la vallée de Montmorency alimentant aussi les villes de Saint-Denis et d’Enghien (Montmorency), Versailles drainent ceux de Louveciennes… Le réseau des grands foyers de productions fruitières prend ainsi appui sur des centres urbains secondaires, parfois anciens et/ou fortement aristocratiques.

Sur le plan botanique, on distingue les cerises en deux catégories, suivant que la saveur de leur chair est acidulée ou douce.

 

Villégiature

La vallée de Montmorency constitue un lieu de villégiature de la Cour et de la Ville : de nombreux nobles et bourgeois y possèdent des maisons de campagne : les deux tiers des demandeurs de permis de construire sont des nobles et/ou des officiers de finance et de justice, parmi lesquels on rencontre un mousquetaire, un chevalier ordinaire du roi, ancien échevin de Paris, un écuyer trésorier général des finances, un receveur général des rentes de l’hôtel de ville, et d’autres conseillers du roi encore… Le tiers restant est surtout constitué par des marchands et bourgeois parisiens.

OFFICE DE TOURISME DE MONTMORENCY
Place du Château-Gaillard - 95160 MONTMORENCY
Tél : 01.39.64.42.94 – Fax : 01.39.34.95.29 - Mail : otmontmorency@sfr.fr

Dès le début du XIXe siècle, aristocratie et haute bourgeoisie parisiennes font de Montmorency un de leurs lieux de villégiatures préférés. Au milieu de vastes parcs, qui remplacent champs, vergers, vignobles et prairies, s’édifient de somptueuses demeures. Marquées par le style en vogue à l’époque de leur construction, certaines présentent encore des façades romantiques, comme cette Conciergerie datée de 1830, qu’occupe l’Office de Tourisme.

Promenade des ânes

Au XIXe siècle, Mérard, épicier de la rue Carnot, organise depuis 1821 la réquisition le dimanche de tous les ânes des villages voisins. Il les équipe de selles « à l’anglaise » pour les cavaliers, « à la française » pour les papas et « à la fermière » pour les « grands-mamans ». Pour une course ordinaire : quarante sous. Les prix sont réglementés en 1837, 1854, et 1858, mais on peut marchander. Le loueur fournit aussi à la demande un conducteur que l’on paie généralement le même prix que pour l’âne.

Le Refoulons

Le 30 juin 1866, par voie unique, un petit train, le Refoulons, va relier Montmorency aux quais de la gare d’Enghien créée 20 ans plus tôt, avec deux arrêts à Soisy et à la pointe Raquet. La ligne avait été conçue par MM. Rey de Foresta et Marchand pour un meilleur acheminement vers Paris des matériaux extraits et transformés des carrières de sable et de meulière en matériaux de construction, des briques et tuiles des Champeaux, et du gypse (plâtre) de Soisy. Elle présentait aussi un intérêt stratégique. Par un tunnel percé dans le prolongement de la gare de Montmorency, elle reliait par une voie étroite (type Decauville de 60 cm de large) le fort de Montmorency. L’inauguration de la gare de Montmorency, le 30 juin 1866, constitua un évènement : drapeaux, oriflammes, estrade pour les officiels, tribunes pour le public à gibus, lanciers de la Garde impériale… Le « Refoulons », ainsi appelé parce que la machine se trouve à l’arrière, qu’elle pousse dans la côte de Montmorency, et renverse la vapeur pour redescendre : 3 000 voyageurs en 1947, 1 800 en 1953. Le 30 juin 1954, 88 ans, jour pour jour après son inauguration, le « Refoulons » accomplit son dernier voyage.

Collégiale Saint Martin

Collégiale Saint Martin

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