Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

Puiseux le Hauberger (Oise), une histoire

com

Histoire de Puiseux, Bertrand de Kermel, nouvelle édition 2016

Le village de Puiseux le Hauberger est situé dans l'Oise, à 43 Km au Nord de Paris, sur l'axe Paris Abbeville. Il dépend aujourd'hui du canton de Neuilly en Thelle, arrondissement de Senlis. Sa superficie actuelle est de 536 hectares. Il est traversé par la Cobette ou Gobette, qui prend sa source entre Dieudonne et Montchavert. Puiseux est un village très ancien.

L'origine du mot Hauberger est liée à la fabrication de hauberts, qui était pratiquée à Puiseux et à Chambly au moyen âge. Le haubert était une longue chemise formée de mailles unies et rivées, sans armature, qui descendait jusqu'à mi-jambe...

C'est dans une  Histoire de Puiseux 2è édition 2016 8 août 2016-1.pdf que Bertrand de Kermel nous invite à faire connaissance avec le village de Puiseux.

http://alain.tairnaite.free.fr/chaumieresetpui1/Puiseux_le_Hauberger.jpg
 
La construction du village autour de cette industrie des hauberts, l'installation de l'église sur l'axe routier principal, la construction du château et de ses dépendances au XVIIème siècle, le relais de poste installé à Puiseux en 1755 sur la même Route royale, la vie quotisienne à la la Révolution, les évolutions du village au XIXème siècle, jusqu'à aujourd'hui ... une quarantaine de pages passionnantes.
 

Pour continuer d'y cheminer, et connaîttre un peu plus son environnement avant d'y faire de belles randonnées dont une Balade à Puiseux-le-Hauberger, avec quelques résidents du CPCV Picardie on peut aussi ouvrir les quelques liens qui suivent :

Puiseux-le-Hauberger est une commune située dans le département de l'Oise (60) et la région Picardie. Elle appartient à la Communauté de communes du Pays de Thelle.Le petit ru de la Gobette, affluent de l’Esches puis de l’Oise, qui traverse Piseux, a formé d’abord un puits (peteus aquas) pour quelques maisons qui s’installent au fond d’une dépression du paysage, à l’abri : Puiseux. Puiseux vient du normand-picard " pucher " = puiser, au sens = " lieu bas et humide ".

Au Moyen-Age  le village se spécialise dans la fabrication des cottes de maille (les hauberts), d’où son nom de « hauberger » Le haubert est un long manteau de mailles de fer, parfois doté d’une capuche et de gants, qui servait aux chevaliers et soldats pour se protéger lors des combats. Cette cotte est composée d'anneaux enclavés les uns dans les autres : les clavels.

Puiseux, c'était aussi une industrie liée à la nacre (bouton) et à la soie (éventails)

   

 

Puiseux, depuis le XVème siècle, c'est surtout une route... la Route Royale n°1

Après le départ de Paris c’est le premier relais de poste qui permet de changer les chevaux. Et pendant l’ancien régime (avant la Révolution de 1789) c’est donc un lieu stratégique, dans le sens Paris-province pour l’administration des fiefs au nord de Paris, mais aussi dans le sens province-Paris pour son approvisionnement.

Entretenir la route N°1 et ses relais, c’est assurer l’approvisionnement de Paris  en produits alimentaires http://www.histoires-de-paris.fr/lapprovisionnement-routier/

Paris était approvisionné par voie fluviale, la Seine depuis le Havre et Rouen (sous le contrôle de la puissante Hanse HANSE : Définition de HANSE (confrérie des marchands de l’eau) ; mais également par la route. La route restait le seul moyen d’apporter en deux jours le poisson de mer en ville, et permettait aussi de fournir aux Halles, grand marché au centre de Paris, blé, bétail, œufs, et fruits.

L’approvisionnement routier en poisson de mer

Au Moyen Age, les parisiens consommaient beaucoup de poissons qu’ils achetaient auprès des poissonniers d’eau de mer. Ceux-ci se fournissaient au marché aux poissons situés aux Halles et auprès de revendeurs qui vendaient leurs marchandises à la criée. En 1500, on comptait jusqu’à 200 chevaux chargés d’apporter la marée, qui parcouraient des routes entretenues pour garantir les 2 jours de transport, indispensables pour la fraîcheur du poisson, sous le contrôle des officiers de la mer. 

C'est aussi assurer la circulation des informations

Le réseau des routes postales constitue le premier système de transport public en France. Il est géré par le pouvoir central à travers l’institution des relais de poste aux chevaux qui met des chevaux à disposition des voyageurs, et celle des Pont et chaussées pour leur construction et leur entretien (cf. Analyse morphodynamique du réseau des routes de poste en France (16ème-19ème siècles) Anne Bretagnolle Les routes de poste en France (16ème-19ème ... - Hal-SHS et l'L'extension du réseau des routes de poste en France ... -

La Borne royale

À l'entrée de la commune, en venant de Paris, on trouve toujours une Borne royale. Ornée d'une fleur de lys en bas-relief dans un ovale surmonté du nombre 22 qui indique la distance depuis Paris en demi-lieues de Poste (1 demi-lieue de Poste = 1000 toises = 1 949 m. Soit 1949 × 22 = 42 km 878 de Paris Notre-Dame.)

Ces bornes en grès d'une hauteur hors tout de 1,42 m étaient posées le long de toutes les Routes Royales de France. Elles étaient toujours installées à droite de la route en allant vers la capitale. À la Révolution, la fleur de lys a été martelée, la borne retournée et le nombre 44 (en km) gravé face à la route.

La Borne Royale de Puiseux

Une borne identique portant le nombre 23 se trouvait à la sortie de la commune en direction de Beauvais (toujours visible dans le parc d'un château-hôtel de la région ainsi que la borne 21, originairement située au sud de Puiseux le Hauberger un peu avant l'entrée de la commune.

La commune possèdait jusqu'à encore récemment des panneaux Michelin en béton et pierre de Volvic, panneaux de signalisation, panneaux indicateurs de direction datant des années 1950 et 60, seuls témoignages toujours présents de l'important passé routier de Puiseux le Hauberger. Quelques bornes hectométriques sont encore en place dans la commune, situées contre les murs des maisons. sur ma route nationale 1 RN1 Paris Beauvais

Voir aussi Les itinéraires routiers anciens traversant le Val-d'Oise - Hal /Juillet 2006 Sandrine Robert-Service départemental du Val-d’Oise CNRS - UMR 7041 Paris I – Paris X

Le Relais de la Poste aux Chevaux

«80 chevaux en permanence, une maréchalerie, une bourrellerie, une charronnerie, une sellerie, une réserve à fourrage et des postillons de service jour et nuit. L'on y servait quotidiennement des repas à tous les voyageurs dans la salle d'auberge, ainsi qu'au personnel employé au relais»

A Puiseux le Hauberger, c’est la dernière étape avant d’arriver à Paris, souvent le terme d’un long voyage. Ou au contraire la première étape vers d’autres voyages et d’autres projets. Sans parler de la circulation aller-retour des colis, courriers et informations. C’est dans cet ancien relais de Poste  (XVII et XVIII siècle) que s’est installé le CPCV Picardie,après l’association Emmaus. Entièrement restaurée, ici la ferme de la Poste servait autrefois de relais pour la poste aux chevaux et le service des diligences.

La Poste

Le cheval & ses patrimoines - Les relais de poste :

Implantés dès le XVe siècle, les relais de poste forment un réseau destiné à répondre à des besoins politiques, stratégiques et économiques. Les routes de poste en France (16ème-19ème ... - Hal-SHS Les relais de poste apparaissent à la fin du règne de Louis XI (1423-1483) surnommé « l’universelle araigne », avec la création du service des Chevaucheurs du Roi. C’est à cette époque que s’étend la puissance du royaume (de l’Etat) à tout le territoire.

Jusqu’au milieu du XVIe siècle, ce réseau se concentre surtout dans le Val de Loire, où réside principalement la cour. Puis il s’étend et les relais de poste vont former un réseau de plus en plus serré, Les Chevaucheurs, qui transportent exclusivement la correspondance royale, disposent ainsi d’un endroit où changer de monture et se reposer. Si le service officiel des relais de Poste à cheval est mis à disposition du public dès le règne de Louis XII, il faut attendre le début du XVIIe siècle pour qu’Henri IV autorise le transport des lettres privées, mesure qui va générer un important développement du trafic : 623 relais de poste en 1632, 1.426 à la veille de la Révolution, près de 2 000 en 1850.

Leur nombre ne cesse de croître dans la première moitié du XIXe siècle en même temps que le réseau routier se densifie. Les grandes voies reliant Paris à la province sont désormais complétées par des axes transversaux, tant régionaux que nationaux : aux visées politiques et stratégiques s’ajoutent désormais des impératifs économiques, afin de désenclaver certaines parties du territoire.

Tous ces relais sont dirigés par des maîtres de poste. Leur statut est redéfini par Louvois, ministre de Louis XIV : nommé par l'administration centrale, le maître de poste bénéficie de nombreux privilèges parmi lesquels l'exemption de l'impôt foncier et du logement des gens de guerre. Des obligations y sont aussi liées : posséder des bâtiments capables d’héberger équipages et montures mais aussi de stocker le fourrage, disposer d’un nombre suffisant de chevaux, effectuer des déplacements extraordinaires pour la monarchie et remplacer un confrère voisin en cas de défaillance.

Au XVIIIe toutes les auberges disposaient de vastes écuries avec le personnel nécessaire au soin des chevaux, et servaient parfois de relais pour les chasse-marée. Les voitures postales qui étaient prioritaires avaient le droit d'aller en poste (au galop). Dans ces lieux relayaient les malle-poste, les messagers et les diligences, sous la responsabilité du maître de poste. Après la Révolution, ils seront bien souvent maires de leur commune.

relais de Blainville - En Diligence Sur La Route Royale N°1 ...

Les relais de poste jouent un rôle très important tant dans la structuration de l’espace que dans l’aménagement du territoire jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle avec la concurrence du chemin de fer ; le train va permettre une circulation plus rapide des courriers et colis. En 1873, l’institution est supprimée.

Le relais de Puiseux (actuel CPCV Picardie)

Le relais de poste de Puiseux-le-Hauberger, c'était l'équivalent d’une station-service... l'équivalent du relais d'autoroute tel que nous le connaissons aujourd'hui avec station service, restaurant, aire de repos, commerces... une sellerie pour l’entretien des selles, une réserve à fourrage, et des conducteurs, les postillons, de service jour et nuit. On y servait quotidiennement des repas à tous les voyageurs dans la salle d'auberge, ainsi qu'au personnel employé au relais…

Le postillon est un personnage de la vie des routes : il porte un uniforme depuis les années 1770 dont la couleur varie en fonction du régime politique : verte sous l’Empire, bleu au temps de la monarchie. Le postillon est chargé de guider les voyageurs d’un relais de poste à un autre et de rapporter à son relais d’origine le cheval loué par le voyageur en poste. Ce dernier poursuivra son voyage sur une monture fraîche jusqu’au relais suivant. Il en sera ainsi jusqu’à destination.

Voyager en France au temps de la poste aux chevaux

Images d'un réseau en évolution : les routes de poste dans ... mappemonde.mgm.fr/num7/articles/art05301.pdf

Comme tous les maîtres de poste, celui de Puiseux, propriétaire du relais, réunissait à lui seul les fonctions actuelles de chef de gare, d'hôtelier-restaurateur, de garagiste, de receveur des postes et aussi celle du plus important employeur de la commune. Chaque relais de poste possédait une ferme qui permettait de fournir les volailles, les cochons, les légumes, pour le service de la table de l'auberge du relais. Celle du Relais de Puiseux se situait à droite de la route partant vers Beauvais au début de la montée nord de la commune.

Durant la période troublée de la Révolution, le relais de poste de Puiseux a vu passer beaucoup de nobles et de personnes s’échappant vers l'Angleterre, les Pays-Bas et la Belgique pour sauver leur vie et celle de leur famille : Puiseux était l’étape sur l'itinéraire pour rejoindre une frontière et se mettre à l'abri de la Terreur.

Puiseux-le-Hauberger

Les terres de Puiseux ont d’abord appartenues à la paroisse parisienne de Saint-Germain l’Auxerrois. Ces terres, entretenues par les paysans et les serfs installés dans cette campagne du Vexin, leur servaient de « garde-manger », un peu comme partout en région parisienne où les plaines appartenaient aux abbayes et seigneurs pour le compte des communautés religieuses et des nobles. Après Chambly à 7 km, Gouvieux à 18 km, les villes les plus proches sont Senlis, Pontoise (30 km d’aujourd’hui), Gerberoy à 70 km, et Compiegne à un peu plus de 60 km

Jusqu’à la Révolution françaises, les terres de Puiseux appartiennent à des seigneurs, ministres et gens de guerre dont François d’Aguesseau (garde des sceaux de Louis XIV) puis Louis de Conflans d’Armentières jusqu’en 1774. 

        

L’église Saint-Germain, construite au XIIè siècle, s’agrandit au XVIIè (1618). Voir les photos de notre visite du 16 juin 2015 Balade à Puiseux-le-Hauberger, avec quelques résidents du CPCV Picardie

Le château de Puiseux, dit le château d'Aguesseau, c’est d’abord un pavillon, construit en 1610 juste en face du relais de poste, puis agrandi : on a un pavillon central à trois étages en pierre blanche. À droite et à gauche, des galeries cintrées du XIXe, joignent le corps principal à deux bâtiments.

C’était une des « résidences de campagne » d’Henri-François d’Aguesseau La Bibliothèque du chancelier Henri-François d'Aguesseau

Un chemin de randonnée, le GR 11, de Lavilletertre à Vez

GR 11 de Lavilletertre à Vez - Oise Randonnée

 

Le GR® 11, par une ample boucle autour de Paris, permet de découvrir le riche patrimoine artistique et paysager des environs de Paris (le Mantois, le Vexin, Chantilly, Senlis, les forêts d’Ermenonville et de Retz, les vallées de l’Ourcq, de la Marne, du Petit et du Grand Morin, Provins, Moret-sur-Loing, Fontainebleau et sa forêt, Milly-la-Forêt, le Hurepoix et la vallée de Chevreuse).

Une branche partant du pont d’Austerlitz à Paris et remontant la vallée de la Bièvre permet d’accéder à cette grande boucle de plus de 600 km.

 

Étape 9 : Chantilly => Bornel (36,3km)

 
De la gare de Chantilly se diriger vers le Nord afin de rejoindre le GR11 qui part vers le bois de la Cocharde. Traverser l'Oise au pont de Saint Leu.
A Maysel longer la vallée du Thérain. A Cires les Mello, au carrefour des six Arpents, le GR11 se dirige vers Le Tillet.
Après Dieudonné, au sortir de la côte dans le bois, le GR oblique vers la droite. Laisser le chemin qui continue tout droit. Suivre la route jusqu'au Puiseux-le-Hauberger. A la sortie de Puiseux suivre la route de la ZA de Bornel. Le GR repart sur la droite pour éviter de longer la route. Continuer jusqu'à la gare de Bornel où l'on pourra prendre le train.

 

 

Balade à Puiseux-le-Hauberger, avec quelques résidents du CPCV Picardie

 

 

 

 

Puiseux le Hauberger (Oise), une histoire

Histoire de Puiseux, écrite par Monsieur & Madame de Kermel, puisotins depuis plusieurs générations

Print
Repost

Commenter cet article