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Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

L'OBJECTIF : Renouer avec l'histoire locale

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A la croisée des chemins, croiser des bouts du monde

Le défi initial, c’est rejoindre à pieds le Bout du Monde dans le département du Cantal (près de 600 km) en six semaines de marche à pied.

Ce bout du monde, à SAINT-GEORGES 15 c'est là où l'Ander se jette dans la Truyère, à quelques kilomètres en amont du Viaduc de Garabit: l'oeuvre de Gustave Eiffel dans le Cantal ...

 

Garabit, la plus belle réalisation de Gustave Eiffel

C'est ce pont qui, lancé au travers des gorges de la Truyère, permet aux trains de traverser depuis sa construction à la fin du XIXème siècle. A la même époque, sur l‘axe Paris-Béziers (aujourd'hui l'autoroute A75 en direction de Montpellier) dessiné par l'administration du Second Empire, un pont routier devait être aussi lancé près de l'embouchure de l'Ander depuis Saint-Georges vers l'autre rive. Mais les difficultés de la géographie, une difficulté budgétaire, ou encore le changement de régime ont mis fin au projet.

Depuis, c'est le Bout du monde !

C'est l'objectif de ce pari : de la Région Parisienne au Massif Central, en traversant l’Ile de France, le Centre, la région Rhône-Alpes-Auvergne, jusqu’au bord de la Truyère entre Lozère et Aveyron, avec quarante étapes programmées, rejoindre le Bout du monde !

Mais aussi symboliquement, à chacune des étapes, croiser un paysage, des personnes et des situations qui ont façonné un bout du monde exceptionnel et unique.

Une évidence : prendre le temps de traverser le territoire et de regarder autour de soi pour retrouver le goût de la rencontre, du partage à pied de cheminements perdus par le tout-voiture, de l'évidence des chemins dédiés au passage d'une ville à l'autre, d'un village à l'autre... avec la marche à pied, de prendre du temps pour réfléchir et goûter au plaisir d'avancer.

Parce que nous n'avons plus le temps de nous poser, bousculés par les nécessités de trouver - et c'est très profondément parce que c'est une question de survie - qui un emploi, qui une allocation, tel autre un hébergement, encore celui-là une carte de séjour, ou simplement pour ne pas rater un rendez-vous, l'urgence, dans toutes les activités de la vie quotidienne, a souvent pris le pas sur le reste. Même les randonneurs sont maintenant poursuivis par l'exigence de vitesse, de réussite et de performance : rando-running, rando-training sont des mots entrés dans le vocabulaire courant comme le calcul des performances induit par l'utilisation des bracelets connectés.

Et nous oublions, contraints par le quotidien, de renouveler la connexion avec les paysages : comment sont-ils construits, sur quelles fondations historiques, quels ont été les projets et les desseins qui les ont décidés ?

Se reconnecter aux territoires, aux chemins ruraux, aux coulées vertes et liaisons douces pour rejoindre le Bout du monde ! Le pari est lancé...

 

Se réapproprier notre environnement, nos quartiers, nos campagnes

 

Argenteuil, plaine maraîchère et construction de la "Dalle" au Val d'Argent

(Argenteuil... dépasser la Dalle/circuit pédestre, 30 mars 2015),

L’ambition, tout le long de ce parcours vers le Bout du monde, mais aussi partout ailleurs, c’est permettre à des liens distendus par l’actualité d’être réactivés avec les territoires et leur histoire singulière : des bouts du monde qui s’enrichissent des rencontres et des contributions de chacun.

Les bouts du monde, il y en a de multiples... Sans besoin de réserver des séjours à l'autre bout du monde, le soleil peut aussi briller autour de soi, dans l'environnement de son quotidien.

Des randonnées, des promenades sont possibles dans nos villes,  des bouts du monde tout proches dont la découverte de l'histoire et du patrimoine participe de la connaissance et du lien qui nous permet d'être de tel ou tel lieu, celui où j'habite, je vis au quotidien, et non plus celui d'où je viens ou d’où je suis émigré.

Montigny-lès-Cormeilles, Argenteuil, Montmorency, Sannois... Versailles, Forges-les-Bains, Sully-sur-Loire, Bourbon l'Archambault,... Saint-Flour : valoriser le lien avec une histoire locale qui reconstruit des racines sur lesquelles prendre appui pour y vivre mieux.

Le pari, c’est d'inviter d’autres marcheurs à partager l’histoire des terroirs et des paysages traversés entre deux étapes et être accueillie chaque soir chez l’habitant

Offrir une découverte, des liens nouveaux tissés avec l’histoire d'un quartier, d'une ville et d'un terroir pour les uns ; l’occasion de renouer avec des racines perdues et de remettre en évidence des impératifs de transmission pour les autres.

C’est dans le cadre d’échanges de cette nature que l’on pourra reprendre contact, retrouver des repères dans son histoire locale et faire de nouvelles trouvailles pour retisser des liens avec son environnement, un bout du monde à promouvoir et à aimer.

C’est l’essentiel de la démarche

Le parcours en ligne

Pour faire un bout de chemin ensemble je proposerai aux offices de tourisme, aux communautés de communes, aux villes et aux villages situés le long de ces cheminements de diffuser ce parcours ; des rendez-vous pourront ainsi être fixés pour faire un bout de chemin ensemble.

Des paysages, un environnement qui diffère à chaque étape : l'Ile de France, la Beauce, les bords de Loire, l’Aubois, le Bourbonnais, la vallée de la Sioule, les côtes de Combrailles, les Dômes, les Volcans, la Planèze, le Bout du Monde. Et d’une étape à l’autre nous pourrons nourrir la réussite de ce pari, pour quelques kilomètres ou l’étape entière en fonction du choix de chacun : cheminer en commun, nous rencontrer, et partager l'histoire des paysages traversés.

 

LE PARI DE LA FRATERNITE

Pour m’héberger, m’offrir une douche, un repas et un temps de partage avant de repartir j’aurai aussi besoin de votre hospitalité. Ainsi un réseau d’amitiés pourra-t-il se nouer autour de ce projet.

 

 

L’agenda : 6 semaines, printemps/été 2016, quarante villes-étapes, une vingtaine de kilomètres par jour.

Des paysages, des nourritures, une histoire de France, des demeures, des villes, des villages à traverser, des lieux chargés de sens à côtoyer… des architectures, des canaux, des usines, des barrages, des filatures, des imprimeries, des musées, des trésors à partager, mais aussi des femmes et des hommes à rencontrer.

 

 

 

Séverine FAUBEAU, médiatrice culturelle

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Le Bout du monde, saint-Georges (Cantal)

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