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Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

RD 14, Montigny-lès-Cormeilles à Pontoise

com

Route Départementale 14, sur l'axe Paris-Dieppe

 

Je viens de faire le parcours opposé à celui qui m'avait mené au printemps dernier à pieds jusqu'à la Basilique Saint-Denis Montigny-lès-Cormeilles à Basilique de Saint-Denis par RD 14.

Mais si mes pas m'ont conduits sur la même voie (la RD 14), je n'y ai pas rencontré le même paysage. Sans doute à cause d'un caractètre de moins en moins urbanisé, de plus en plus "industriel et rural", on constate au contraire combien il est outranciètrement dédié à la voiture et au fret routier.

S'il ne fait pas très attention, sur une voie qui ne lui est pourtant pas interdite, le piéton est mis en danger.

L'axe initial, Paris-Dieppe, fut bien un axe commercial : 

Les itinéraires www.archeogeographie.org/formation/sorbonne/pps/viaires.pps

Mais il devrait pouvoir aussi relier, pour le piéton, des centres-ville pas si éloignés à pieds les uns des autres.

 

 

 

C'est le seul accès direct de ville à ville : Montigny-lès-Cormeilles, Herblay, Pierrelaye, St Ouen l'Aumône, Pontoise :  10,2 km, 2 h 10 de marche à pieds

 

Dans la morphologie dynamique d'une voie tracée sur un axe historique comme cet axe Paris-Dieppe, on distingue :

  • les itinéraires, jonctions de deux centres habités

  • les branches ou tronçons...

  • les tracés

C'est exactement ce que j'ai photographié lors de ma randonnée du 21 septembre : des tronçons de ville à ville organisés presque exclusivement pour l'automobile, une attention portée quelquefois aux cyclistes dans les centres-ville (à Pierrelaye notamment), ou pour le seul accès aux zones commerciales.

 

Dans ce sens, vers Pontoise, pas de retour sur l'histoire, pas de rappels d'une occupation autre que routière.

 

Sauf en traversant Pierrelaye avec la cheminée de l'usine de relèvement) : une histoire d'assainissement  qui relie l'histoire de Pierrelaye à celle de Paris

Pierrelaye - Association Valmorency et Histoire de l'assainissement parisien - Réseau Projection

Alors préfet, le baron Haussmann, à l'origine des transformations de Paris, conçoit le projet d'implanter une vaste nécropole hors de la capitale. Le cimetière de 850 hectares devait s'étendre sur les territoires de Pierrelaye, Saint-Ouen-l'Aumône et Méry. Les expropriations ont lieu, les terrains sont achetés, mais la guerre de1870 stoppe net cette réalisation qui, de surcroît, rencontre une vive opposition de la part des Parisiens. À la place, on convertit la zone en terrains d'épandage. Une usine élévatoire, destinée au relèvement des eaux dérivées de l'émissaire général, permet l'irrigation de 1 200 hectares. À l'origine, les pompes sont actionnées par onze machines à vapeur, remplacées en 1948 par des moteurs électriques.

 

Blason de la ville de Paris,  Rue du 19 Mars, Pierrelaye, France
http://fr.topic-topos.com/blason-de-la-ville-de-paris-pierrelaye
C'est ce que m'avait expliqué Monsieur Claude Cauet, adjoint chargé de l’Environnement & du Développement Durable de la ville de Pierrelaye, qui m'avait reçu il y a quelques années quand j'avais tenté, sans la réussir, la traversée des champs qui longent la RD 192 (Taverny-Argenteuil.)
 

Avancer ou abandonner, je préfère avancer

Le juxtaposition de ces deux clichés dit l'essentiel des choix : ou l'abandon face au flux routier, ou l'entêtement d'un possible : avancer malgré tout (sans jamais mépriser la sécurité, bien évidemment) !

Sur cet axe Paris-Dieppe, mon parcours de la matinée devait relier Montigny-les-Cormeilles à Pontoise.

Le tracé est rectiligne et favorise la vitesse des voitures et des camions. Bien que limitée, au côté d'un piéton, une automobile lancée à 70 km/h fait impression : le vent, les poussières, l'odeur des gaz d'échappement, parfois les klaxons... !!

Comme on le voit, les traces d'une ancienne signalisation de piste cyclable sont vite effacées :

et mènent parfois à un cul-de-sac !

Pour le cycliste, obligation de partager l'asphalte avec les automobiles ; pour le piéton, recours au bas-côté, parfois meuble et dangereux.

En me retournant, je vois à combien de dangers j'aurais pu être confrontée :

... et à combien de perspectives d'abandon ou de reconstruction est confrontée la zone elle-même : refaire du neuf, s'appuyer sur l'existant pour transformer l'agglomération... ou laisser aller la vie du territroire au gré des faillites et des veuvages.

Le tableau n'est pas attrayant : des herbes folles, des jachères, des poteaux, des pancartes, un lampadaire au loin... des fléches pour indiquer encore une zone commerciale... un stop qui ne mène nulle part... on croit rêver !!

Mauvais rêve, fin du cauchemar, enfin des personnes à croiser qui vont et viennent dans la vraie vie. Mais il n'y a pas de répis, sauf un trottoir fait seulement pour trotter, vite vite sortir de là !

 

Enfin, arriver presqu'au but et retrouver quelque chose d'urbain, d'élégant, de coloré, de cocasse parfois... fait pour la ville !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montigny-Pontoise, par D14

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