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Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

LE BOUT DU MONDE N'EST PAS INACCESSIBLE

Marcher jusqu'au Bout du Monde, juin-Juillet 2016, et au-delà... Préparation et suivi du projet, engagements, soutiens, programmes

TROUSSE DE SURVIE A USAGES MULTIPLES

com

TROUSSE DE SECOURS

 

Ou comment trouver du ressort dans l’appel au secours

 

Petit recueil de textes écrits depuis longtemps, qui m'ont souvent permis de reprendre du courage et de l'élan

 

 

En avant…

 

A celui qui trébuche, offre de se relever

A celle qui ne voit plus, offre de ressentir

A celui qui souffre, offre d’être calmé

A celle qui pleure, offre d’être consolée

Et à celui qui rit, offre de partager

 

Pas en sens unique !!

 

Pour l’ambition que tu portes, pour toi-même et pour les tiens

Fais mûrir la confiance dans la tranquillité de l’attente

 

Aux projets que tu construis

Donne des fondations solides

 

Pour les soucis qui te rongent

Inspire en toi l’apaisement d’un temps de réflexion

 

 

 

LA SALAMANDRE

 (Inspiré d’un roman d’Eugène Sue, 1830, in Romans de mort et d’aventure, éd. R. Laffont 1993)


 

« Cette émotion passagère ne fut que de la surprise : à peine dura-t-elle un instant… Mais c’est assez pour souffrir »

 

Un  trait, un mot, une odeur

Fulgurants

 

Suis-je touchée, saisie, enserrée, prisonnière ?

Ou libérée, déposée, légère ?

 

Je trouve, je découvre, je comprends

Cette conversation qui m’était étrangère

Où tout est opaque, noir, sans lumière

 

Qu’est-ce que je fais là ? Avec ça ? Une fois que je sais ça ?

 

Ce n’est pas un rideau qu’on écarte

C’est un sac

 

Tout est emmêlé

 

Fil coupé qui se démêle

Et glisse en tas sur lui-même

 

Nœud dénoué

Mais jusqu’où je démêle ?

 

Atterrissage, crash, emboutissage

L’enchevêtré prend du sens

Mais je cuis, je bous, je n’en peux plus

Je peux remplir enfin des béances de vie

Tout est dévoilé

Violé

 

J’ai mal

 

A l’instant où la voie d’eau rompt le bois

Sans cynisme

Sans amertume

 

Sans me laisser corrompre par moi-même

Se rebâtir vers soi

 

Qui m’offre définitivement de me retourner

 

 

EN AVENT (2)

 

Comme le petit tambour répond au son du fifre

La trompette sonne, les cors chantent et les voix s’élèvent pour couvrir le bruit des tempêtes

Une partition s’écrit que répercute le jeune orchestre formé des rayons de nos vies

En écho aux douceurs et aux heurts de nos marches

Parfois des harmonies se mêlent aux bonheurs des temps

Et parfois des sirènes stridentes enflent sans arrêt

Nos oreilles sont malades

Nos vies sont pantelantes

Et le fifre s’en va gaiement, malgré tout

Au son du tambour de l’Avent

 

 

REMPLIE

 

J’apprends à dire oui aux bonnes choses de la vie

 

Quand je suis debout je sens la plante de mes pieds me porter

Quand je suis couchée je sens un souffle me bercer

Quand je suis surchargée, je pose une partie de mon fardeau

Quand je suis submergée de larmes, je les laisse couler

 

Je reprends souffle et me réjouis des choses vraies :

 

Le ciel du petit matin,

Le premier chant des oiseaux qui dépasse le bruit de la ville,

L’odeur du savon sur la peau,

Le parfum du café,

Le crépitement de l’omelette.

 

J’apprends à m’asseoir et à me réjouir des apprentissages :

 

Le souci est moins lourd

 

Parce que je me remplis des petites joies du quotidien

Parce que je suis remplie de la lumière des choses et des êtres qui m’entourent

 

A chaque jour suffit sa peine et ses petits bonheurs :

 

Un vieil ami cassé par la douleur qui se sent un peu mieux

Une jeune femme, vide et fatiguée, qui répond d’un sourire

à celui de son bébé

Trois heures de chorale ou de n'importe quoi d'autre par semaine

 

Et remplie, mon souci comme le souci du monde, je les porte un peu mieux.

 

 

Entends l’AUTRE te dire (à deux voix)

 

Ma plainte monte et déchire le ciel

C’est moi qui la remplis,

Et plus je crie plus j’ai mal

Plus je pleure plus je suis oppressé

Je ferme les yeux et je ne vois rien !

 

Entends l’autre te dire :

 

« Permets à tes yeux de s’ouvrir sans épaisseurs de larmes !

Chut… »

 

Si tu n’es pas bien dans ta peau,

Que tu aimerais porter la peau d’un autre,

une toute belle, toute lisse, sans déchirure et sans tache

(ou de celles qui la rendent  plus belle),

 

Entends l’autre te dire :

« Ta peau est belle, aussi brillante et douce qu’une autre peau. Son reflet est à toi. »

 

Si tu n’arrives pas à t’ouvrir aux autres, à te sentir à l’aise, comme eux, souriant et sans soucis,

 

Entends l’autre te dire :

« Le sourire, avec un peu d’exercice, vient de lui-même éclairer ton visage. Il rayonne autour de toi. »

 

Entends l’autre te dire :

« Pardon ! Accorde-le aussi à toi-même. »

 

 

APPEL Au SECOURS !! (À deux voix)

 

Je me sens abandonné

Pour que tu regardes hors de toi

 

J’ai traversé tant d’épreuves

Pour que tu aies confiance en toi

 

Je suis fatigué

Pour que tu te reposes sur d’autres

 

Ai-je tant reçu ?

Pour que tu redistribues

 

Mais je suis ébloui

Pour que tu chantes les beautés du monde

 

    Pourquoi suis-je abandonné ?

Pour que tu regardes hors de toi

 

    Pourquoi je suis si seul ?

Pour que tu voies les autres

 

 

 

 

Pour dépasser l’amertume

 

Je m’engage

Je me laisse bousculer par l’air du temps

J’ouvre les yeux

Et ne manque pas une occasion d’être au monde

C’est ainsi que je peux me relever

Renouvelée, osante

 

Garde toi pourtant de l’emballement

Et donne-toi du temps

 

Du temps à tes certitudes pour s’ouvrir aux nouveautés

Du temps à tes yeux pour se laver de la poussière qui déforme

la réalité

Du temps pour t’arrêter et reprendre souffle sur le chemin

 

Un temps de repos qui te permet, dans un rayon de soleil,

De reprendre de vraies forces à l’ombre de grands arbres

De faire, des yeux, un tour d’horizon pour évaluer le sentier

De boire à la fontaine une eau claire et brillante pour te rafraîchir

 

Oser modifier ta route, tracer sur le plan de nouveaux repères et

y faire surgir un chemin d’assurance

 

 

LE MONDE COMME IL VA

 

Quand s’accumulent les mauvaises nouvelles

Quand s’additionnent les douleurs

Quand je perds contact avec le vrai pour m’engouffrer dans

l’incompréhensible

Quand les fils tendus pour me faire rempart sont rompus

Et que je me débats dans les mailles d’un filet poisseux

 

Alors je perds mes forces

Je coule et je me noie

Je n’aperçois plus rien

Que ce qui me touche au plus près :

La douleur

La mauvaise nouvelle

La tumeur

Le filet cruel

La peur

Le duel entre la noyade et l’écœurement

 

Touchée, heurtée, choquée, bousculée, bouleversée

Je ne m’en remets pas

 

Alors j’ai besoin

D’un appui pour décharger ma douleur

D’une vraie compassion pour refroidir ma colère

D’un tendre lien pour adoucir mon ressentiment

De mains sur mes yeux pour chasser mes démons

D’un mot pour me soutenir

 

***

 

Réjouis-toi avec moi,

Les nouvelles sont bonnes

Rémission, réconciliation, plaie fermée, deuil adouci…

Rien n’est plus beau à voir qu’un sourire radieux

A entendre qu’une voix remplie de joie

Qu’un rire enchanté par la réussite

 

Fais-moi aussi danser avec toi

Pour former une ronde de plus en plus large

Où parlent l’insouciance et le bonheur des jours

  où nous sommes debouts, gais, rayonnants, assurés, confiants

 

Qu’y entrent de nouveaux danseurs prêts à se lever

Témoins de la douceur de vivre ensemble

Prêts à suivre tranquillement les balises posées sur le chemin

 

***

 

Et pourtant nous pleurons

Le monde s’est arrêté sur d’anciennes rancunes

Et creuse là où il est

Un lit de ronces et de bois mort

Sur lequel reposent ses mille et mille victimes

 

On entend soupirer, grincer des dents

 

Au secours !

 

 

Pierre et Jean

 (inspiré d’un roman de Guy de Maupassant)

 

 

Mon âme, sur ton chagrin ne te retourne pas

Mais ouvre ta vie à l’autre

 

Non pour lutter contre soi

Mais pour adoucir ce qui meurtrit

 

Le champ possible d’une vie douce est ouvert

Le repos de l’analyse est permis

L’énergie du combat peut être réanimée

 

Non pour lutter contre soi

Mais pour adoucir ce qui meurtrit

 

L’aisance du rebond est donnée

Pour repousser les délations brutales et violentes

Apaiser la colère

Accorder de l’indulgence

Et décrocher ce qui est trop pesant

 

Non pour lutter contre soi

Mais pour adoucir ce qui meurtrit

 

La douceur de l’abandon et du renoncement

La sagesse du pardon...

 

 

QU’EST-CE QU’ON ATTEND ?

  « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? »…

 

Quoi, qui… ? Moi, les autres, autour de moi, avec les autres

 

J’attends, je regarde, je jauge

Je m’éprends d’une image

Je me mets en colère

Je suis déçue

C’est plus la peine, plus le rien

 

Rien ne va plus que mon revers

 

Qu’est-ce qu’on attend ?

J’attends, c’est long, c’est fatigant

Ca traîne comme une journée grise

 

Je me retourne sur ce revers

Je ne vois plus que lui

Je ne vois chez moi que le défaut qu’on a pointé du doigt

Je ne m’appuie que sur l’erreur que j’ai commise

et elle me fait trébucher

C’est moi qui ai parlé,

Oui, j’ai fais une erreur, j’ai commis l’irréparable ?

Et j’attends, je meurs d’attendre

Triste et invisible

 

Etre heureux ?

Je ne le serai jamais !!

Ah oui, si je reste dans ma peine, dans ce bourbier de remords

Où je patauge

Où je glisse

Où je m’enfonce

 

Alors je m’appuie où je peux, je rassemble mes forces,

je me cramponne

J’essuie mes larmes pour paraître un peu mieux

Je reforme un sourire pour qu’on m’en renvoie deux

Je n’attends plus

J’espère !

 

Je me retourne sur moi et je vois combien je suis vivante :

 

Je vis avec des milliers d’autres

Qui peut-être font le même effort que moi

Je partage avec eux aujourd’hui un sourire

Et je sens se renforcer l’espérance

 

 

C o m a

 

Repos, absence, coma, silence

Je me tais, je ne suis pas là

Ou si je suis là, je suis aussi partie très loin

Loin, une pause dans le temps

 

Je me repose

Il me faut ce temps

Ce temps de rien, de silence, de tout

 

Alors peut-être j’entends

Peut-être aussi j’oublie, je m’apaise

C’est mon corps seul qui vit

Je ne suis pas

 

Et là, pendant ce temps

Les autres sont là

Ceux qui bruissent autour de moi qui me repose

Qui naît encore à moi-même

 

Ils me remplacent

Ils reprennent la place que j’ai laissée, vide

 

Ils sont vivants

Je dors

 

Je me réveillerai quand il sera temps

Quand j’aurai oublié ce qui me fait mal

Quand je serai re-parée, je reparaîtrai

Quand à nouveau la lumière rendra de moi son image

 

J’ai besoin de repos

 

 

EPILOGUE

 

Patate chaude

Froids remords

Histoires de silence

Fermées

Tues

Repliées sur elle-même

 

De génération en génération,

Le non-dit

Les morts à répétition

 

Le secret ne doit plus passer ainsi de mains en mains

 

Toute douleur est atténuée

Vécue

Simple

Adoucie par le jour après jour

 

 

TROUSSE DE SURVIE A USAGES MULTIPLES
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